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Ingénieurs : un état de manque planétaire

28/11/13


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Ingénieurs : un état de manque planétaire

LE MONDE | 

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Vue de l'immense campus de l'Ecole polytechnique, près de Paris.

 

« À l'échelle de la planète, le déficit d'ingénieurs semble bien réel. » C'est sur une pénurie aux dimensions planétaires que la revue en ligne « ParisTech Review » s'arrête dans une note du 28 octobre. Pôle de recherche et d'enseignement supérieur qui rassemble douze grandes écoles franciliennes (comme Polytechnique, les Mines, ou l'Ecole des ponts), ParisTech livre une analyse du phénomène à l'échelle mondiale.

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« La crise prend des visages variés selon les pays, y est-il précisé. Ici, c'est la quantité qui fait défaut, là, c'est la qualité. Mais la pénurie d'ingénieurs est un enjeu identifié par la plupart des gouvernements. »

UN ENJEU POUR LES ETATS-UNIS

De fait, l'ingénieur, qui a connu son apothéose au XXe siècle, fait moins rêver. Au siècle dernier, l'image était « celle de l'esprit bâtisseur, où l'enjeu était deconstruire un pays, bâtir des ponts, des autoroutes, faire partir des fusées,structurer et intégrer des économies. Aujourd'hui, la phase la plus dynamique de cette construction est achevée dans les pays développés, et l'industrie est en perte de vitesse face au développement des services, qui consomment une part croissante des diplômés scientifiques. » Aujourd'hui, c'est l'entrepreneur qui incarne l'aventure économique et le chercheur l'aventure scientifique. En France comme ailleurs.

Certes, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Les Etats-Unis sont durement frappés. En 2020, il leur manquera 400 000 diplômés en sciences. L'enjeu, pris au sérieux par l'administration Obama, représente « un bénéfice économique de 25 milliards de dollars ». L'Allemagne ou le Royaume-Uni sont confrontés au même défi.

Ailleurs, la situation est plus contrastée. « En Afrique subsaharienne, alertait l'Unesco en 2010, il faudrait 2,5 millions de nouveaux ingénieurs et techniciens pour atteindre, en 2015, les Objectifs du millénaire concernant l'accès à l'eau et la qualité de l'hygiène publique. » Au Mexique, en Corée du Sud ou en Pologne, on n'en manque pas.

La Chine diplôme officiellement chaque année plus d'un million d'« ingénieurs » et l'Inde 500 000. Mais « les compétences de ces derniers ne sont pas encore comparables à celles de leurs homologues occidentaux, japonais ou coréens ». D'où l'intérêt croissant de ces pays pour les « ingénieurs à la française ».

Lire aussi : La France craint une pénurie d’ingénieurs

 
 
 

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