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Dans un guide publié par RégionsJob qui vient de paraître sur la recherche d’emploi, plusieurs conseils sont donnés aux séniors pour les aider à retrouver un emploi, notamment par François Humbert, fondateur du cabinet Cadres Séniors Consulting et auteur du guide pratique «Le retour des quinquas – retrouver du travail après 50 ans». Nous en extrayons cinq points qui nous paraissent essentiels.
Les PME ont besoin de compétences transversales, de polyvalence et de la hauteur de vue que les séniors peuvent leur apporter. Elles sont aussi certainement moins fermées à des parcours plus atypiques que les grands groupes qui ont parfois tendance à chercher un profil-type. Mais elles demanderont sans doute aussi un effort sur la rémunération. D’où la nécessité pour François Humbert d’accepter de baisser un peu ses prétentions salariales. Concrètement cela veut dire baisser sa rémunération de 20 à 30%, car il est nécessaire d’adapter un peu son exigence au marché du travail actuel. La génération qui a plus de 50 ans aujourd’hui se base sur la période des 30 Glorieuses où les salaires étaient assez élevés, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Deuxième conseil de François Humbert, il faut «réseauter» un maximum pour décrocher un poste en utilisant tous les outils à sa disposition : les réseaux sociaux, mais aussi les anciens collègues, la famille et les autres connaissances en général… Aller aux salons et forums emploi dédiés aux séniors peut s’avérer utile pour se constituer un réseau, mais il faut bien cibler les entreprises et se renseigner pour savoir si elles embauchent vraiment des profils séniors ou si c’est juste de la communication.
Au lieu de gommer le côté sénior de votre CV, mettez en avant votre expérience et soyez en fier. C’est votre atout principal, détaillez au maximum vos compétences transversales acquises au fil des années. Ce capital de connaissances est à mettre en avant également lors des entretiens. Il faut détailler vos réalisations et montrer à quel point chacune peut être transposable dans un autre contexte. Il faut également faire comprendre à l’entreprise que vous embaucher est rentable car vous êtes opérationnel immédiatement en raison de votre expérience. Vous pouvez en outre ajouter un autre argument : vous serez plus fidèle à l’entreprise qu’un candidat plus jeune qui changera d’employeur au bout de trois ans au gré des opportunités.
A 50 ans, on est plein d’énergie avec aussi moins de contraintes familiales (les enfants sont plus grands et se débrouillent tous seuls). Montrez que vous êtes motivés par le poste que vous convoitez et attendez vous à une question piège sur les indemnités de retraite qui vous manquent. Si vous avez plus de 55 ans, on vous demandera sans doute en entretien à quel âge vous comptez partir à la retraite. Ne dites pas qu’il vous manque X trimestres pour partir. Dites plutôt que vous avez envie de poursuivre votre carrière et que vous n’avez pas pour le moment l’intention d’arrêter de travailler.
Enfin, il est utile de faire une check-list avant de répondre à une candidature en vérifiant les points suivants: – Mon profil correspond-il à l’offre et au poste ? – Me suis bien renseigné(e) sur l’entreprise ? – Ai-je adapté mon CV et personnalisé ma lettre de motivation ? – Ai-je bien relu ma lettre et mon CV ? – Ai-je prévu des questions à poser sur l’entreprise ? - Suis-je bien préparé(e) pour un entretien ? – Est-ce que j’ai vraiment envie de travailler dans cette entreprise ?
François Humbert, fondateur du cabinet Cadres Séniors Consulting est l’auteur du guide pratique «Le retour des quinquas – retrouver du travail après 50 ans»