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![Pour Pour]() Au moment où les prévisions de croissance sont négatives dans presque toute l’Europe occidentale, notre pays doit aller chercher une partie de sa croissance dans le numérique.
Notre pays accuse un retard important dans le développement des infrastructures technologiques et dans l’utilisation du numérique comme levier de croissance. Pourtant, la France dispose d’atouts importants afin de devenir un géant de l’innovation : des formations d’excellence en mathématiques et en sciences, des expertises technologiques et industrielles reconnues, des entrepreneurs ambitieux et des réussites internationales à valeur d’exemple.
L’étude Pour un "New Deal" numérique rappelle à travers des données précises et des exemples étrangers que le numérique est un instrument majeur au service de la compétitivité des économies développées. Elle envisage trois leviers principaux pour initier ce changement : le financement de l’innovation, la modernisation de l’action publique et enfin une véritable rupture dans les secteurs de l’éducation et de la santé, domaines dans lesquels la révolution numérique doit s’opérer en priorité.
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PROPOSITIONS
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Dix propositions pour des réformes innovantes et des changements structurels autour du numérique en France :
I. Faire de la France un territoire attractif pour l’innovation
Proposition n°1 : Aménager l’environnement économique et fiscal
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Créer un statut d’entreprise de croissance afin d’offrir une fiscalité dérogatoire et simplifiée aux entrepreneurs, aux investisseurs et aux salariés.
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Soutenir les négociations fiscales internationales menées au niveau de l’OCDE afin de lutter contre les distorsions concurrentielles qui existent entre les acteurs économiques des différents États.
Proposition n°2 : Créer des réseaux d’entreprises françaises à l’international et encourager la mobilité des acteurs
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Concentrer les efforts de l’AFII et d’UBIFRANCE sur la division numérique.
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Confier au Conseil national du numérique la mission de constituer un réseau d’entrepreneurs français à l’étranger.
Proposition n°3 : Concentrer et prioriser les pôles de compétitivité
Proposition n°4 : Mettre en place un portail d’applications dans le cloud à destination des PME
II. Améliorer la performance de l'action publique par le numérique
Proposition n°5 : Former les hauts fonctionnaires et les élus au numérique
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Inclure une formation obligatoire aux technologies, infrastructures et usages du numérique dans le cursus des écoles de formation des cadres supérieurs et dirigeants de l’action publique.
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Faire des enjeux des technologies, infrastructures et usages du numérique une des priorités de la formation des élus locaux.
Proposition n°6 : Mettre l’open data au service de l’action publique et développer l’identité numérique des citoyens
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Développer la politique d’ouverture des données publiques à tous les citoyens, notamment dans l’éducation et la santé.
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Offrir un service sécurisé d’authentification des identités pour l’ensemble des services publics en ligne et permettre à l’utilisateur de personnaliser son "
service-public.fr".
Proposition n°7 : Rationaliser le développement des outils numériques dans les collectivités locales
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Rendre accessible un magasin d’applications libres à tous les agents de la fonction publique territoriale.
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Inciter les collectivités à ne plus développer d’ici à 2016 des applications qui n’auraient pas la forme d’un Saas (abonnement à un logiciel plutôt que sa possession).
III. Faciliter le développement du numérique dans deux secteurs prioritaires : l’éducation et la santé
Proposition n°8 : Favoriser l’expérimentation du numérique à l’école et évaluer son impact sur les résultats des élèves
Proposition n°9 : Répondre aux besoins de main-d’œuvre dans le domaine du numérique
Proposition n°10 : Réussir la mise en place du DMP |
EXTRAITS
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"Si [la France] ne prend pas conscience que le numérique et ses infrastructures représentent un enjeu fondamental de modernisation de l’économie et de réforme de l’État, elle obèrera durablement son avenir économique et culturel." (p.13)
"Les entreprises françaises sont encore loin d’avoir saisi l’opportunité que représentent les nouvelles technologies numériques. Ainsi en 2009, si 96 % des entreprises françaises sont connectées à Internet, seules 54 % d’entre elles ont créé un site, 32 % disposent d’un extranet et 11 % pratiquent le partage électronique d’informations avec leurs clients ou leurs fournisseurs." (p. 22)
"L’économie numérique se caractérise par un changement de paradigme : la création de valeur se trouve de plus en plus au niveau des utilisateursqui, par l’usage qu’ils font des données, contribuent au bénéfice des acteurs du numérique." (p. 20)
"Le numérique représente également un précieux outil pour faire évoluer la relation des citoyens avec l’État, par le biais de processus collaboratifs et d’une transparence accrue, et pour augmenter la productivité de la gestion publique." (p. 24)
"En permettant plus de transparence et la comparaison des données et des résultats entre elles, l’open data est un levier extraordinaire d’évaluation des politiques publiques, d’amélioration de la qualité des services publics et de confiance." (p. 29)
"En France, le débat s’est longtemps focalisé inutilement sur des enjeux d’équipements numériques, au détriment de la refondation du protocole pédagogique. La modernisation des méthodes d’enseignement est donc un enjeu fondamental dans lequel le numérique a un rôle conséquent à jouer. (…) La problématique est désormais double pour l’école française : adopter et enseigner le numérique." (p. 37)
"La réussite du DMP dépend de la capacité des pouvoirs publics à garantir confidentialité, traçabilité et collégialité tout en fournissant l’intégralité des données diagnostiques et thérapeutiques du patient." (p. 46)
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