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Les objets connectés vont-ils sauver le marché de la high-tech en France ?

15/2/14

Usine Digitale



 

Les objets connectés vont-ils sauver le marché de la high-tech en France ?

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Les objets connectés vont-ils sauver le marché de la high-tech en France ? © Archos

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Après une année 2013 encore morose pour l’électronique grand public en France, le cabinet GFK entrevoit un essor des produits traditionnels par la connectivité. Un développement qui pourrait remettre les segments déclinants du marché sur la voie de la croissance.

Encore une mauvaise année pour les produits high-tech grand public en France. Selon le cabinet GFK, le marché en 2013 s’est contracté de 2 % à 15,4 milliards d’euros. C’est la troisième baisse consécutive depuis le record de 17,9 milliards d’euros en 2010. Elle reste toutefois en dessous de la chute moyenne en Europe de 5 %. "La France est structurellement bridée par la saturation de son marché de télévision, PC et photo, domaines où les foyers français sont déjà bien équipés ", analyse Julien Jolivet, directeur des marchés audio chez GFK.

Le marché de la télévision, qui constitue un poids lourd de l’électronique grand public, a perdu environ 1 million de pièces pour tomber à 5,7 millions d’unités, après avoir atteint un pic de 8,7 millions de téléviseurs en 2011. Selon Michael Matthieu, directeur des marchés image et télécoms chez GFK, les ventes vont continuer à baisser pour se stabiliser autour de 5 millions de pièces.

Mais le cabinet GFK laisse entrevoir l’espoir d’une relance du marché par les objets connectés. Un phénomène qui a fait le grand buzz du dernier CES, le salon de l’électronique grand public qui s’est tenu en janvier 2014, à Las Vegas, aux États-Unis. "La connectivité sur Internet ou avec les tablettes et smartphones est reprise par les industriels de l’électronique grand public comme un étendard de reconquête de la croissance", constate Julien Jolivet.

300 000 OBJETS CONNECTÉS ÉCOULÉS EN 2013

Les PC, tablettes et smartphones, vendus respectivement à 4,8 millions, 6,2 millions et 15,8 millions d’unités en 2013, sont par définition des produits connectés à Internet. La connectivité se propage maintenant à tous les produits trationnellement non connectés : imprimantes, téléviseurs, chaînes hi-fi, enceintes, appareils photo, etc. Il s’en est vendu 14 millions de ces appareils connectés en 2013, en hausse de 8 %. Une nouvelle vague de produits destinés à communiquer avec les tablettes et smartphones arrive : montres, bracelets, balances, etc.

Environ 300 000 dispositifs de ce type ont été écoulés en 2013, représentant un marché de 64 millions d’euros. Mais GFK prévoit un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros en 2015 et de plusieurs milliards d’euros en 2020. "Nous allons assister à un rapprochement de secteurs, comme la santé, le bien-être ou l’habitat, du numérique, avec la volonté de faire communiquer les produits avec les tablettes et smartphones", prévoit Tristan Bruchet, directeur du marché informatique chez GFK. Ce qui fait dire à François Klippel, directeur général adjoint du cabinet, que la déferlante des tablettes et smartphones, qui constituent déjà un segment en forte croissance, a pour effet d’entraîner l’essor, voire la renaissance, de tout un ensemble de produits traditionnels par la connectivité.

Sur les 92 millions de produits high-tech vendus en 2013, 48 % sont connectés. Selon GFK, ce taux devrait grimper à 57 % en 2014 et dépasser les 85 % à l’horizon 2020. Mais connectivité ne rime pas nécessairement avec intelligence, relève le cabinet. Les produits intelligents (smart), capables d’analyser l’information qu’ils collectent, restent rares : 0,3 % en 2013. Un chiffre qui devrait franchir les 60 % en 2020 selon GFK.

Ridha Loukil

 
 

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