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Video 4' Croissance mondiale : éviter le scénario du pire

26/5/13





Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi
 
Nous avions en début d'année imaginé la reprise. Faute de pouvoir l'anticiper nous avions au moins dessiné les contours d'un enchaînement positif, à faible probabilité certes mais à probabilité non nulle néanmoins. Quelles en étaient les conditions ?
1- Une reprise américaine solide : elle s'est bien dessinée
2- Une inflexion des politiques de rigueur : c'est bien ce qui se profile depuis quelques semaines au moins pour 6 pays européens dont la France
3- Un maintien des taux d'intérêt à faible niveau, limitant la casse industrielle, favorisant la valorisation des actifs, à défaut de porter véritablement une reprise de l'investissement. 
C'est aussi ce que l'on observe aujourd'hui. Et pourtant en dépit de ces trois éléments, force est de constater que l'économie européenne continue à s'enfoncer et tire l'ensemble de l'économie mondiale vers le bas. La reprise connaît de plus en plus de ratés outre-Atlantique et dans les pays émergents. Et face à une demande mondiale anémiée, on assiste aujourd'hui à un sauve qui peut dans l'émission de liquidités. Tout le monde s'accorde à reconnaître que les politiques monétaires dites non conventionnelles ont permis d'éviter le pire. Elles ont au moins repoussé le spectre la déflation. Mais leurs effets secondaires posent question.
 
Premièrement, elles ont réarmé la guerre des changes et certains réflexes protectionnistes, notamment dans certains pays émergents. Et l'appréciation induite de l'euro a eu des effets dévastateurs sur la zone-Euro. Seule l'Allemagne est aujourd'hui armée pour soutenir le niveau actuel du change. La combinaison de la rigueur budgétaire, salariale et monétaire a produit en revanche des effets délétères sur la croissance du Sud. Du coup la divergence réelle européenne menace de plus bel son intégrité.
 
Deuxièmement, l'abondance des liquidités et la faiblesse des taux d'intérêt favorise le maintien de surcapacités mondiales? or c'est cet état chronique de surcapacités qui entretient les tendances déflationniste de l'économie mondiale, exacerbe la concurrence par les prix, et le moins disant salarial et social. Il exacerbe aussi les tensions sur les ressources rares? résultat l'économie oscille en permanence entre menace déflationniste à chaque ralentissement et inflation sur les ressources rares à chaque mini-reprise?. Aucun régime stable de croissance donc. Dans ce contexte, le pire n'est pas à exclure. Le pire ce n'est pas une remontée des taux longs sous l'effet de l'explosion de la bulle obligataire? Le pire c'est une rechute de l'économie américaine combinée à une déstabilisation des économies chinoise et coréenne? le pire ce serait une perte de crédibilité des banquiers centraux sur leur objectif d'inflation positive. Le pire, ce serait que l'ensemble de l'économie mondiale bascule dans la trappe de la déflation?. On comprend dès lors que le catéchisme de l'austérité se soit relâché en Europe. Il reste maintenant à désarmer la concurrence sociale et fiscale sauvage à laquelle se livrent les économies développées et émergentes.
 
Olivier Passet, Croissance mondiale : éviter le scénario du pire, une vidéo Xerfi Canal
 
 
 

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